De Dijon à Daejeon
Le blog de mon séjour dans une université coréenne

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Elections présidentielles sud-coréennes du 19 décembre


Mercredi prochain, les Sud-Coréens votent pour élire leur nouveau président de la République. Le Président de la République de Corée est élu pour un mandat de 5 ans non renouvelable. Le scrutin a lieu en un seul tour.

Le Président actuel est Lee Myung-Bak du parti conservateur Saenuri (Parti de la Nouvelle Frontière). C'est l'ancien maire de Seoul. Il est peu apprécié par la jeunesse. Comme Lee Myung-Bak ne peut pas se représenter, la candidate du parti Saenuri est Park Geun-Hye. C'est la fille de Park Chung-Hee qui fut dictateur de Corée du Sud de 1962 à 1979. Contrairement à la plupart des membres du Saenuri dont la côte de popularité est basse (en particulier à cause d'accusations de corruption et de clientélisme), Park Geun-Hye a une très bonne image en Corée du Sud. Cela est dûe au fait que sa mère fut assassinée alors qu'elle était très jeune, et qu'elle a fait face à l'épreuve avec dignité. Les médias et les Coréens considèrent souvent qu'elle a bien tenu son rôle (uniquement représentatif) de "Première Dame de Corée" à cette époque. Elle a aussi dû faire face à l'assassinat de son père (commandité par Kim Jae-Kyu, directeur de la KCIA - la CIA locale - et accessoirement son meilleur ami) en 1979. Elle a réussi à s'imposer au sein de son parti lors des primaires, et a permis à celui-ci de remporter les élections législatives d'avril 2012, alors que les médias donnait le parti d'opposition PDU gagnant. Sa ligne politique est plus sociale que le reste du parti. 

 

 

 

Son principal opposant est Moon Jae-In, du parti PDU (Parti Démocrate unifié). C'est un avocat renommé qui a notamment travaillé pour le Comité des Droits de l'Homme de Busan (2nde ville de Corée du Sud). Il est actuellement député de Busan. Son programme est socialiste, pronant notamment un meilleur système social, la lutte contre les abus des grandes compagnies (Samsung,...),, plus d'égalité entre les sexes, et la reprise des relations économiques avec la Corée du Nord.

 

 


Pendant longtemps, il y a eu un troisième candidat important dans cette campagne: Ahn Cheol-Soo. C'est l'actuel doyen de SNU (Seoul National University), la plus prestigieuse université coréenne. Il jouissait d'une image très positive, notamment auprès des jeunes coréens. En particulier car il n'appartient à aucun parti, ce qui fait qu'il n'est l'objet d'aucune suspicion de corruption (contrairement à beaucoup de dirigeants ici, la Corée du Sud étant le pire pays de l'OCDE en termes de corruption). Il a abandonné la course à la présidence de la République de Corée récemment, pour permettre à Moon Jae-In, dont le programme est similaire au sien, d'avoir plus de chances de l'emporter.

 

En comptant les petits candidats, il y a en tout 7 candidats à cette élections. Park Geun-Hye est en tête des sondages.



Publié à 13:04, le 12/12/2012,
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Religion en Corée du Sud

Une des premières choses qui surprend (généralement désagréablement) en Corée du Sud, c'est l'importance de la religion. Et plus particulièrement de la religion chrétienne. Bien que le pays soit traditionnellement bouddhistes, les chrétiens ont réussi à se développer très fortement après la Seconde Guerre Mondiale et ont trouve de nombreuses églises en Corée du Sud. Au point que les chrétiens (majoritairement protestants) sont majoritaires dans le pays. Et contrairement à la France et à l'Europe en général, c'est un christianisme fortement influencé par la tradition américaine (beaucoup d'évangélistes et de méthodistes ici) et très prosélyte que l'on trouve ici.

 

 

 

 Plutôt que de faire une synthèse d'un monde que je n'ai pas très envie de découvrir, voici quelques anecdotes sur l'importance de la religion en Corée du Sud.

 

 

1) Une église en Corée du Sud


La première fois que j'ai mis les pieds dans une église coréenne, c'était pour retrouver une amie avant d'aller dans un restaurant non loin. Mis à part le croix sur la facade et les horaires des messes, cela ressemble plus à une MJC qu'à une vraie église. Une MJC avec un très gros budget évidement! En effet, le christianisme étant récent en Corée du Sud, il y a très peu d'église de style traditionnelle ici mais des bâtiments ultra-modernes. Et les Coréens ne vont pas seulement à l'église pour prier, mais aussi pour toutes sortes d'activités. Les Coréens aimaient beaucoup les activités de groupes, c'est probablement une des raisons du succès des églises chrétiennes. Par exemple, certains de mes amis fréquentant la même église m'ont invité à des journées de sport, et certaines églises organisent des cours de coréens pour les étrangers. A côté du parking à vélo de l'église où je m'étais rendu, se trouve même un petit square pour les enfants.


Il me semble que ces églises se financent par un impôt payé par les fidèles. Ces églises envoient aussi régulièrement des fidèles dans certains pays pour les évangéliser. Récemment, il y a eu un scandale à propos de deux Coréens parti convertir l'Afghanistan et retenu otage par un groupe islamiste local. Les deux Coréens ont du, après été libéré, présenté leurs excuses publiquement.

 

 

2) Le créationnisme en Corée


Malheureusement, les créationnistes sont très actifs en Corée du Sud. Notamment, au KAIST où je travaille. En effet, le président actuel, pour pouvoir se maintenir en place, a fait rentrer au Conseil d'administration, plusieurs créationnistes influents. Pour les remercier de leur soutien, il a nommé professeur un de ces créationnistes et un cours d'Intelligent Design a été ouvert il y a un peu plus d'un an. C'est vraiment une mauvaise nouvelle, car le KAIST est l'une des universités coréennes les plus prestigieuses, en particulier en sciences, et que cette nomination apporte un crédit phénoménal et injustifié aux théories créationnistes. La presse nationale coréenne, et certains journaux internationaux (Nature et Science notamment) s'en sont émus. Un des professeurs du département de mathématiques était furieux et a envoyé une lettre très virulente à l'ensemble du personnel pour les inciter à la grève, ce qui est un événément très rare dans la société coréenne. Le contrat de ce professeur n'a bizarrement pas été renouvelé. Le président du KAIST devrait démissioner bientôt, espérons que ce genre d'aberrations n'est plus lieu dans l'avenir.

 

Aussi, une amie expliquant qu'elle avait étudié dans une université privée chrétienne, a pensé devoir se justifier en m'expliquant que "oui mais celle-ci est moderne. On y enseigne même la théorie de l'évolution!". Devant mon étonnement, elle a ajouté que beaucoup d'universités chrétiennes refusent d'enseigner l'évolution à leurs étudiants.

 

 

3) Le recrutement des étrangers, le nerf de la guerre


Ce point-là est crucial. Pour certaines raisons que je comprends (prestige? stratégie de conquète internationale?), les différentes églises, religions, sectes et cultes rivalisent d'efforts et de moyens pour recruter des expatriés. 


La première fois que l'on a tenté de me recruter, je sortais du bus devant l'université près de chez moi. Pressé, je n'ai pas prêté attention au stand présent devant l'université et ai continué mon chemin. 200 mètres plus loin, j'ai entendu que quelqu'un courrait derrière moi. En fait, une femme d'une quarantaine d'années cherchait à me rattraper. Peinant à retrouver son soufle, elle me demanda si je voulais parler de Dieu avec elle et qu'ils organisaient des messes en anglais. Comme je n'avais pas l'air intéressé, elle a insisté en disant que "c'est fun, on chante du gospel" ^^.

 

 

4) Recrutement des étrangers partie 2


Le recrutement des étrangers prend des formes moins directes et plus sournoises. A l'instar des Scientologues, diverses cultes utilisent des associations humanitaires ou des associations culturelles (cours de langues, cours de cuisine,...) pour leur recrutement. Récemment, l'une de ces associations, Mannam International, a défrayé la chronique pour ses liens avec la secte Shinchonji. Voici comment j'ai fait connaissance de Mannam.


A priori, il n'y aucun lien administratif entre Mannam et Shinchonji. Cependant, ces deux entités partagent de nombreux membres. Un jour que je rentrais de l'université, je fus abordé dans la rue par deux filles portant des T-shirts de Mannam International. Elles m'ont expliqué que leur association organisait à Seoul un événement dans le cadre de la World Peace Initiative (Initiative Internationale pour la Paix) où de nombreux expatriés et coréens seraient présents pour échanger sur leurs cultures. L'événement serait retransmis dans le monde entier via la télé et Internet. Et que comme j'étais étranger, elle m'offrait un billet pour un aller-retour à Séoul en bus pour participer à l'événement. Jusque là, rien de suspect: il est courant de se faire aborder dans la rue quand on est étranger en Corée, surtout aux abords d'une université. Et ce genre d'initiative "gratuit pour les étrangers" est assez fréquent, le but étant de rassembler le plus de personnes aux origines diverses pour faire connaître la culture (un peu comme certaines boîtes de nuit dans lesquelles l'entrée est gratuite pour les filles). Par exemple, le gouvernement coréen, dans le but de faire découvrir d'autres villes que Séoul aux touristes, organisent des bus gratuits pour les étrangers à destination de la province coréenne. Et il y a souvent des festivals internationaux ici, bien que ceux-ci soient plutôt des festivals gastronomiques plutôt que des initiatives pour la paix.


Moyennement intéressé, je m'inscrit néanmoins pour le bus et prend leur carte. Au pire, c'est un aller-retour gratuit à Séoul et si le festival est chiant, je pourrais toujours m'éclipser pour visiter la ville. Seuls éléments bizarres sur la carte: le peu de sponsors pour un événement sensé rassembler des centaines de milliers de personnes, et la mention "Unity in the light". Un peu étrange mais aucune référence à une quelconque religion. Petite recherche sur le site Internet de Mannam, où l'on ne trouve principalement qu'un listing des précédentes manifestations de l'association (un "marathon pour la paix" notamment) et des vidéos sympathiques où des gens de tous horizons expliquent devant une caméra ce que la paix représente pour eux. "Pour moi, la paix c'est...". Pas très différent d'autres initiatives comme Live8,... Et j'étais plutôt en confiance puisqu'un ami anglais, qui organisent des concerts humanitaires pour financer des orphelinats locaux, portent régulièrement un T-shirt de Mannam International.


Je préviens une amie à Séoul et lui propose de se retrouver au festival. Elle en parle à d'autres amis mais étrangement, aucun n'arrive à trouver d'informations précises sur l'événement. En effet, la seule information sur le site de Mannam ou sur leur page FaceBook est que le festival aura lieu à Séoul et que le lieu précis sera précisé ultérieurement. Très étrange pour un événément supposé d'ampleur alors qu'on est à 2 jours du festival !


"Gratuit pour les étrangers+destination mystère=piège", donc je décide de ne pas aller à l'événement. Plus tard, en cherchant sur Internet, j'apprends que l'événement est effectivement pour tenter de recruter des membres pour Shinchonji, que Mannam est partie intégrante (pas administrativement mais dans le fonctionnement effectif) et que le leader de la secte avait choisi l'événement pour un discours officiel sur les intentions du mouvement religieux. 

 


5) Et même une partie 3!

 

Malheureusement, le week-end dernier, j'ai eu moins de chance. Dans la semaine, un ami m'envoie un message pour me dire qu'il y a un festival du kimchi pas très loin de Daejeon et qu'un bus part de l'université voisine. Pensant que c'est une initiative du gouvernement local, et plusieurs amis y allant aussi, je décide de me joindre à eux. Là encore, la destination n'est pas très claire donc je pars mi-méfiant en l'organisation mi-confiant en mon ami. Après un court voyage en bus avec quelques organisateurs trop souriant (même pour des coréens), nous arrivons sur le lieu du festival. Vraiment cheap: quelques tentes autour d'une petite place et bizarrement, notre bus était le seul à être présent. Les organisateurs arborait tous un tablier avec l'inscription "Perfect one World". Après un café dans la Guest House "gratuite pour les étrangers", le leader de l'église est arrivé, en une luxueuse robe de prêtres, et nous a débité un discours, mélange de soupe "new age" et de grandeur de la nation coréenne.


Par chance, le "festival" n'a pas duré très longtemps: activité cuisine du kimchi, puis buffet gargantuesque, et enfin quelques jeux traditionnels avant le retour à la maison. J'ai réussi à manoeuvrer pour ne pas apparaître sur trop de photos, en particulier avec Skippy le Grand Gourou, et en en sabotant quelques unes (un doigt d'honneur, c'est mal, mais c'est aussi très mal de cacher ses véritables intentions...). Et je leur ai fait payé le prix fort lors du buffet pour payer ma participation involontaire à leur stratégie de communication ^^

 

 

 

 


 

 

 



Publié à 04:28, le 18/11/2012,
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La Kpop à la conquète du monde!

 

La Kpop est la musique pop coréenne. Cette musique est très populaire en Corée du Sud et est soutenue par une industrie puissante, dont les méthodes commerciales sont dignes de l'industrie hollywoodienne: cf. mon article sur le sujet. Depuis quelques années, la K-pop tentait de s'exporter au monde entier, à grand renfort de textes en anglais. Dans les premiers temps, la K-pop réussit à séduire les Japonais, certains groupes phares tels que T-ara ou Girl's Generation consacrant beacoup de temps à enregistrer des albums en japonais et à faire des tournées sur l'archipel nippon, et une partie de l'Asie (sur Youtube, les vidéos de K-pop sous-titrée en vietnamien sont légions). Aux USA, le succès de cette stratégie était très mitigé (textes en anglais trop simplistes), et la K-pop se développait en France seulement auprès d'un public très jeune.


Mais l'engouement pour cette musique douce et légère aux refrains faciles à retenir semble être passé à la vitesse supérieure, en grande partie porté par le succès phénomènale du tube Gangnam Style de PSY. Récemment, plusieurs médias français se sont intéressés à la vague K-pop:

 

 


Reportage d'Envoyé spécial du 8 novembre 2012

 
 
 
 
Reportage sur Canal+
 
 
 
 
PS: pour écouter un peu de K-pop, NRJ a créé une web radio spécial K-pop (pas mes groupes préféres mais bon...)
 

 



Publié à 05:36, le 11/11/2012, dans Culture coreenne,
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Etymologie coréenne: premiers pas!

Quand on apprend une nouvelle, une des difficultés est bien sûr d'apprendre tout le vocabulaire de base! Pas de secret, il faut apprendre par coeur des listes de mots et les répéter suffisament pour qu'ils restent dans la tête. Et pour cela, je ne suis pas doué. Disons surtout que je ne suis pas doué pour écrire des listes de vocabulaire et les réciter chaque matin comme un élève obéissant.

Apprendre le vocabulaire espagnol ou italien, ou dans une moindre mesure anglais et allemand est parfois facilité par la proximité de ces langues européennes avec le français. Combien d'élèves se sont dit: "L'espagnol, c'est facile. Suffit de mettre des o et des a à la fin des mots". Et on a forcé des générations d'élèves à apprendre le grec et le latin sous prétexte d'améliorer leur orthographe. 


Mais pour le coréen, qui n'a rien à voir avec nos langues latines, comment faire? Comment se souvenir si "petit frère" (qui est aussi utilisé dans la vie de tous les jours par les hommes pour appeler ses amis plus jeunes) s'écrire 동셍 (Dong-saeng) ou 돈셍 (Don-saeng)? Là encore, l'étymologie peut beaucoup aider. A condition bien sûr de connaître un peu de chinois (dont le coréen a emprunté beaucoup de mots) ou japonais (qui a aussi beaucoup de vocabulaire proche du coréen). 


Je ne maîtrise pas ses langues (en fait, je n'en connais presque rien!) mais depuis quelques temps (quelques mois en fait, le temps derassembler suffisament d'exemples pour ce blog), je me surprends et me réjouis de reconnaître des similarités dans certains mots coréens.


Des exemples: 
학교 (Hak-kyo) désigne une école. Sachant que 대 (Dé) du caractère chinois signifiant "grand", 대학교 désigne une "grande école", autrement dit une université. Et 학교 désigne une "école secondaire" (collège ou lycée), puisque 중 (Tchoung) signifie "milieu". Une salle de classe s'appelle 교실 (Kyo-chil), donc 실 est probablement une pièce. Cela est confirmé quand on sait que 화장 (Houa-djang) est le maquillage et que 화장실 est la salle où l'on se maquille, autrement dit... les toilettes! 


Plus évident: un Américain est un 미국 사람 (Mi-Guk Sa-Ram), un thaïlandais un 태국 사람 (Té-Guk Sa-Ram), un Chinois un 중국 사람 (Tchoung-Guk Sa-Ram) et un Coréen 한국 사람 (Han-guk Sa-ram), on en déduit que 사람 est une personne et que 국 est un pays. D'ailleurs 외국 사람 (Wi-Guk Sa-ram) désigne un étranger. En particulier, Chine (중국) signifie littéralement "pays du milieu". C'est aussi pourquoi j'imagine (à confirmer) que 대한민국 (Dé-Han Min-Guk) qui désigne la République de Corée en tant qu'Etat doit signifer quelque chose comme "le pays du grand peuple Han", le peuple Han étant le peuple formé par les Coréens. 


Il y a aussi toute la rimbanbelles des Bang (방): PC방 (cyber cafés), 노래방 (No-Ré-Bang) qui sont les karaoké coréens (노래 signifiant chanson), Wii방 (salls où l'on peut jouer à la Wii) et autres DVD방 (mini-cinémas).


C'est pourquoi ce matin, me rendant dans une partie inconnue du campus, j'étais tout fier de deviner en voyant 어학 센터 que j'étais bien arrivé au centre de langues! En effet, 어 (O) désigne une langue (par exemple, le coréen est  한국어 - Han-Guk O) et 학 désigne les études (수학= 수 (nombre) +학 (études) désigne les mathématiques par exemple). 센터 (Saen-To) est du konglish, c'est-à-dire de l'anglais prononcé selon la mode coréenne (cf. mon article sur le   konglish ) et signifie Center. 

 

 

 Le site suivant: http://www.talktomeinkorean.com/lessons/level-3-lesson-23/où l'on peut trouver d'excellents cours de coréens, fournit quelques leçons où sont introduites des mots chinois.

 

PS: en fait, "petit frère" s'écrit 동생 (dong-saeng)



Publié à 05:47, le 6/11/2012, dans Coree pratique,
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Corée pratique: les distributeurs automatiques et les moyens de paiement

Quelques informations sur la façon de payer en Corée du Sud dans la vie de tous les jours.

 

 

Les cartes bancaires

 

Contrairement au Japon où tout ou presque se paye en cash (j'ai galéré plusieurs heures un jour où je cherchais un distributeur de billets acceptant les cartes européennes à Osaka), le paiement par carte bancaire est très développé en Corée du Sud. On peut tout payer avec sa carte bancaire, y compris les toutes petites dépenses comme payer au restaurant universitaire ou acheter des snacks dans un "corner shop", les minuscules épiceries présentes à chaque coin de rue.

Les cartes bancaires coréennes utilisent une puce électronique et une bande magnétique. Cependant, pour la plupart des achats, contrairement à la France, la puce n'est pas utilisée, et donc il n'y a pas à taper son code secret. Par contre, le terminal pour taper son code est remplacé par un petit écran tactile où l'on doit signer avec un stylet.

 

 

Les distributeurs

 

Même si le paiement par carte est très répandu ici, il y a des situations où avoir du liquide est nécessaire. Par exemple, pour payer le taxi ou le métro, ou bien tout simplement au cas où la carte bancaire ne fonctionnerait pas. Il y a par conséquent des distributeurs de billets dans de nombreux endroits: les banques bien sûr, mais aussi les corner shops, parfois dans la rue,... et même dans le hall de la fac. Les distributeurs sont souvent plus high-tech que chez nous, comme de gros écrans tactiles. Ils fonctionnent parfois en anglais et en chinois en plus du coréen (mais hélàs pas toujours :/ ). La plupart du temps, les diverses opérations (retraits, virements,...) sont payants (un millier de wons). 

 

 

Les virements

 

A priori, en France, on ne peut effectuer de virement à un distributeur de billets que à destination de l'un de ses propres comptes, et à condition d'utiliser un distributeur de sa banque. En Corée du Sud, cela est beaucoup plus simple: il suffit de connaître les coordonnées de quelqu'un pour pouvoir lui faire un virement. C'est un usage très répandu: beaucoup d'entreprises l'utilise; et lorsqu'on organise une activité entre amis (un voyage,...), il est habituel que quelqu'un avance l'argent et que les autres le rembourse avant l'activité par virement.

Je ne sais pas pourquoi ce système n'est pas plus développé en France.

 

 

Le "bank book"

 

Avant l'essor d'Internet, qui permet de consulter son compte à distance, le livret A et autres livrets d'épargne, était un vrai livret et l'on devait aller à sa banque chaque année pour y faire ajouter les intérêts et inscrire le nouveau solde. En Corée, le livret, appelé "bank book", existe toujours, et contient ses informations bancaires (solde du compte,...). Cependant, la version coréenne est munie d'une puce électronique (comme un passeport moderne) et la mise à jour peut être effectuée à partir d'un distributeur. A priori, dans un distributeur, on peut utiliser indifférement sa carte bancaire ou son bank book. Mais je n'ai jamais vu quelqu'un l'utiliser ainsi. En fait, le mien est bien au choix dans un tiroir d'où je le sors uniquement quand j'ai besoin d'aller à la banque.

 

 

Les chèques

 

Autre différence avec la France, un distributeur de billets permet d'imprimer des chèques! Il paraît que c'est un usage très répandu pour les grosses sommes (caution d'appartement par exemple). C'est pratique car, pour le déposer, il n'est pas nécessaire d'aller à la banque. Il suffit de la scanner à un distributeur! Je ne l'ai jamais utilisé car le nom du destinataire n'est pas écrit sur le chèque (je crois) et j'ai peur de le perdre. Et je n'ai pas de grosses sommes à payer dans la vie de tous les jours.

 

 

La carte T-money

 

La Corée utilise le système T-money. Qu'est-ce que c'est? C'est exactement la même chose que le système Moneo français, mais utile! Il est très utilisé dans les transports. On peut payer le taxi avec, ou bien le bus ou le métro. Et probablement certains restaurants. L'avantage, c'est qu'on a une petit reduction sur le prix des transports, et surtout, on peut transférer d'un bus à un autre gratuitement (ou pour pas cher). Autrement, il faut payer un nouveau billet de bus à chaque correspondance. Et faire la queue au distributeur de billet aux heures de pointe :/

Souvent, la carte T-money est intégrée à la carte bancaire. Il suffit de venir avec du liquide à un corner shop pour la recharger. Ces même corner shops vendent aussi de jolis porte-clés qui servent de T-money.

 

 

Le paiement par Internet

 

J'ai peu utilisé ce système car beaucoup de sites de vente en ligne sont uniquement en coréen. Le système n'est pas très différent du système français. Comme chez nous, en plus des différentes informations de sa carte bancaire, il faut donner un code secret, reçu par SMS, pour valider son achat. On peut aussi télécharger un certificat électronique à mettre sur sa clé USB pour authentifier son identité.

 

 



Publié à 05:36, le 23/10/2012, dans Coree pratique,
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